Le sens du Réel

Le diner du Bonanoba

de Christian BORROMEE

Dans un pays imaginaire, le Bonanoba, des planteurs attirent de jeunes touristes par des promesses fallacieuses. Une femme et ses deux filles, ainsi qu'une jeune femme se retrouvent dans la grosse voiture de brousse d'un planteur.

Le voyage de tourisme s'arrête vite. Les filles sont mises à nu et averties de leur sort : elles sont devenues les esclaves du propriétaire.  Mais, dès le premier instant, le propriétaire ne va pas traiter de la même manière la jeune femme. Il ne comprend pas lui-même très bien pourquoi il se refuse à lui faire subir les premières humiliations. Il a échangé des regards avec cette jeune femme, mais cela n'est pas suffisant pour qu'il modifie ses habitudes de patron de fille esclaves.

Les mots ne passent pas ses lèvres quand il va ordonner de la battre, parce qu'il l'a regardée, parce qu'elle lui a répondu, parce qu'elle a persiflé sur lui et sur sa cruauté. Elle sent les choses comme peut le faire une femme.

Bah ! Cela passera, se dit-il. Je la ferai battre un peu plus dans quelques jours.  Mais cela ne passe pas. Bien au contraire. La jeune femme se retrouve la nuit seule et libre dans une petite chambre, où on lui sert un excellent dîner et où elle pourra vite recevoir une esclave noire, qui va devenir son amie.

Mais elle  demeure esclave dans la journée. Une punition plus forte entraîne un persiflage terrible de la jeune femme. Est-elle allée trop loin ? C'est lui qui quitte le champ, éperdu d'admiration et s'en voulant à mort de l'avoir fait encore battre. C'est une lutte entre la matière et l'esprit, le désir qu'il connaît et l'amour qu'il ignore, l'entrejambes qu'il connaît et le joli visage qui l'envahit peu à peu. Il se dégoûte des jeux érotiques.

L'un et l'autre ne peuvent se parler, mais le peu qu'ils échangent voit chaque mot peser sur leurs rapports. Elle ne comprend pas, ou ne veut pas comprendre, ce qu'il en est des sentiments du propriétaire  à son égard et qui éclate aux yeux de tous ... « mais il me fait encore battre !»

Il n'est pas sûr des sentiments de la jeune femme et, à chaque fois que sa cruauté réapparaît, il est terrorisé qu'elle puisse se renfermer dans une haine sans espoir vis-à-vis de lui. Il ne parvient pas à lutter contre ce qui l'entraîne irrésistiblement vers elle. Son esprit déborde d'elle, sans qu'il accepte de prononcer le nom du sentiment qui est le sien et qui l'a maintenant totalement envahi.

La jeune femme se demande pourquoi elle ne le hait pas. Elle lui répond, l'assaille par des répliques cinglantes, qui  vont toujours plus loin,  trop loin, encore plus loin, car son instinct lui dicte la vérité sur les sentiments du propriétaire. Mais elle se refuse à comprendre ce qui se passe en elle.

Le jeu plonge le lecteur au fond des deux esprits, des deux âmes, des deux cœurs, des deux corps qui luttent en eux-mêmes pour ne pas aller encore jusqu'à l'autre.

« C'est fini... » A la veille du dîner du Bonanoba, ce mot n'a pas le sens auquel vous pensez. C'est le début de ce dîner unique, où la jeune femme, encore esclave officiellement, va révéler une personnalité hors norme, dans des circonstances jamais imaginées, pour se montrer finalement à tous une dernière fois nue, telle Phryné, l'Aphrodite des grecs où la Vénus de la Renaissance et changer leur monde à eux deux en abaissant un voile, pour ne laisser qu'aux âmes éblouies la vision du  « joli visage ».

 

 

Le diner du Bonanoba
23.00 €

Informations complémentaires :

Nb de pages : 492

Dimensions : 148/210

ISBN : 978-2-35979-164-8

Sortie : 2017-05-17

Frais de port : 4.00 €